Des bonnes résolutions ou ma p’tite liste pour 2016 (défi d’Agoaye)

Grâce aux tweetcopines, j’ai découvert ce week-end  « un défi ou un écrit », la géniale proposition d’Agoaye pour 2016 (tout est fort bien expliqué sur son blog). Comme je n’ai pas été très inspirée ces temps ci, je me suis dit « Tiens, voilà une chouette occasion de réveiller ce blog qui roupille depuis beaucoup trop longtemps ».  Et surtout le thème retenu est celui de la bienveillance,  ce qui est quand même LE truc dont nous avons tous besoin. Je renonce pour le moment à la partie défi et choisis la partie écrit, en m’emparant du sujet de la semaine.

Ma p’tite liste pour 2016 (ou les bonnes résolutions que je m’efforcerai de tenir, puisque tout se tient) : 

 « Célébrer et Savourer ce qui est » :

Tout d’abord, la vie avec les Doux, nos rires, délires et discussions sans fin … Les regarder sans cesser de s’émerveiller.  Les petites mains glissées dans la mienne. Un dessin animé regardé ensemble, serrés sous les couvertures. Débattre longuement avec le Grand de qui mérite la palme du plus mignon droïde de StarWars. Fondre en regardant le Moyen habiller sa petite sœur.  Admirer la plus petite, si confiante,  glisser sur le toboggan pour plonger la tête la première dans la piscine. Prendre la pleine mesure de tout les petits fils qui tissent la trame de notre amour. L’immense fierté à chaque petit progrès. Des premiers mots à une première étoile épinglée à un anorak. Se dire qu’il ne reste pas beaucoup d’années avant qu’ils ne comptent, skient, nagent mieux que leurs parents, et que c’est tellement chouette.

Savourer les jolies amitiés cœur à cœur.  Les liens qui se nouent, les barrières qui tombent. Les surprises et coïncidences. Prendre soin et chérir ce qui est déjà là.

Reconnaître la chance que j’ai de vivre ici et maintenant, en famille dans cette maison confortable, ce pays en paix. Continuer à ne pas l’oublier.

« Réparer et avancer » 

Nourrir l’enfant en moi, la petite fille qui, si souvent, pleure et tape des pieds à l’intérieur. Réparer et remplir ce fichu réservoir affectif d’amour et de sécurité. Combler le méchant vide dans ma poitrine, celui dont les morsures me réveillent la nuit. Ce manque si profond et incompréhensible. Remettre la tristesse à sa place, ce boulet qui sait si bien plomber les soirs et les matins, et qui, de plus, excelle dans l’art de nous prendre en traître après des moments  heureux.

Pleurer ce qu’il y a à pleurer. Franchement et avec de vraies larmes, celles qui soulagent paraît-il, mais que je suis incapable de verser. Faire le deuil de ce qui n’est plus, de ce que j’aimerais tellement et que je n’aurai peut-être jamais. Il y a tant de poids à jeter par-dessus bord pour me remettre à avancer, et résoudre, peut-être, enfin ce qui me semble insoluble.

Me remettre à travailler, avec un minimum de sérénité. Mettre de l’argent de côté pour des petits plaisirs, voire même un jour une formation. Avoir le sentiment de faire sa part. Travailler, ce serait retrouver une certaine liberté, un de mes horizons pour 2016. Ou comprendre  que ce n’est pas encore le moment de le faire. Ou ne pas travailler alors peut-être, mais l’assumer pour de bon.

Débusquer le positif en toute chose, sans angélisme et sans se mentir non plus.

Cultiver l’honnêteté,  cette si jolie qualité, ce terreau fertile des relations humaines.

Accepter de prendre des risques, de saisir la main tendue et à mon tour de tendre la mienne. Oser risquer les échecs, les ruptures et les pertes,  pour avancer et me sentir vivante.

Remonter mon niveau de confiance en moi,  qui s’est effondré près du zéro absolu ces derniers mois.  Ce qui veut dire, apprendre à me protéger d’abord, et faire preuve de bienveillance envers moi, comme je parviens souvent à le faire avec mes propres enfants.

Ecrire, faire de la musique : sur le blog, ailleurs ou juste pour moi… Pourtant, ce sont des choses que j’ai du mal à m’autoriser,  car la partie plus sensible et artiste qui est en moi me fiche un peu la trouille. Pratiquer avec régularité, avec obstination. Sans se mettre la pression sur les résultats, avec bienveillance toujours, mais sans complaisance. Rédiger chaque semaine comme on fait ses gammes,  comme un nageur enchaîne les longueurs, sans trop réfléchir. Mettre en ligne ce qui est prévu d’être publié. Jouer du violon tous les jours, même très mal, puisque les rêves ont un prix.  En faire une hygiène de vie, une thérapie. Parce que ça fait partie de moi et que, même si ça me gonfle prodigieusement, je meurs un peu si je ne le fais pas.

Rire beaucoup. Dire « je t’aime » plus souvent. Echanger des tonnes de  SMS et de tweets, à propos de rien, à propos de tout, comme l’ado que je ne suis plus depuis longtemps.  Se foutre des remarques pas très bienveillantes à ce sujet.

Et enfin, faire grandir les grains de folie, puisque ce sont ceux qui nous rapprochent du ciel.

macaron défi d'agoaye

18 réflexions au sujet de « Des bonnes résolutions ou ma p’tite liste pour 2016 (défi d’Agoaye) »

  1. Ta liste me fait penser, par rapport aux pleurs … que c’est le conseil que m’a donné la psy du travail … Accepter de pleurer, les pleurs qui font du bien … Je crois que je vais donc suivre aussi ce conseil … 🙂

    • C’est loin d’être le plus évident je trouve… A l’université d’été de Peps, j’avais été très surprise de constater que beaucoup de gens pleuraient très facilement et naturellement, une habitude à prendre peut-être ;))

      • Je le comprends parfaitement que tu as été surprise. Je me cache pour pleurer en général parce que je n’assume pas trop et je ne sais pas trop quoi faire quand on essaie de me consoler.

        Sinon, jolie liste, as-tu prévu par quoi tu vas commencer ?

  2. J’aime beaucoup ta p’tite liste, je la trouve si bienveillante ET intelligente…
    Mon défi pourra t’épauler sur quelques uns de ses points !
    Merci pour cette première participation et… bienvenue 😉

Répondre à Kelissen Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *